Des situations différentes, qui demandent toutes de la discrétion
Nous intervenons dans des logements que leurs occupants, ou leurs proches, n’arrivent plus à remettre en état seuls :
- après le décès d’un proche, quand il faut vider et nettoyer l’appartement pour le rendre au bailleur, le vendre ou le relouer ;
- en cas de syndrome de Diogène ou d’accumulation, quand les objets et les déchets ont envahi les pièces ;
- quand un logement est resté fermé longtemps, après une hospitalisation ou un départ en établissement ;
- après un sinistre, une fois l’assurance prévenue : pour un dégât des eaux, la déclaration doit être faite sous 5 jours ouvrés, et mieux vaut demander à l’assureur avant de jeter des biens abîmés. Seul votre contrat dit ce qui est pris en charge : posez-lui la question avant l’intervention, pas après.
La personne qui nous appelle est souvent un enfant, un frère ou une sœur, un tuteur ou un curateur, un bailleur ou un travailleur social. Nous ne portons aucun jugement sur l’état du logement et n’en parlons à personne. Dans un immeuble, l’évacuation se fait avec le moins de gêne possible pour les voisins.
Incurie, syllogomanie, syndrome de Noé : les mots que l’on entend
Ces mots reviennent dans la bouche des travailleurs sociaux, des soignants et parfois des familles. Le guide finistérien cité plus bas les emploie ainsi :
- l’incurie désigne une négligence extrême de l’hygiène personnelle et domestique ;
- la syllogomanie est la tendance à accumuler des objets, rangés avec soin ou entassés sans ordre ;
- le syndrome de Noé est présenté comme une forme de syllogomanie qui consiste à accueillir chez soi un très grand nombre d’animaux. Le logement porte alors des souillures animales, et notre passage se cale sur la prise en charge des animaux par les services compétents ;
- un logement insalubre est celui dont la dégradation (humidité, moisissures, nuisibles, encombrement bloquant les issues) met en jeu la santé ou la sécurité de l’occupant ou des voisins.
Les odeurs persistantes sont souvent le premier motif d’appel, parfois par un voisin ou un syndic. Le même guide les cite parmi les signes repérés : odeurs d’urine ou d’excréments, odeurs corporelles, odeurs dues au manque d’aération. Elles viennent presque toujours d’une source matérielle : déchets, literie et textiles imprégnés, réfrigérateur à l’arrêt, sanitaires hors service. Nous retirons la source, lavons et désinfectons les surfaces, puis aérons largement. Ce qui ne se nettoie pas est évacué. Quand l’odeur a traversé un revêtement, un sol ou une cloison, nous vous le disons : c’est alors un travail de rénovation, pas de nettoyage.
Syndrome de Diogène : ne pas tout vider d’un coup
Le guide finistérien d’accompagnement du syndrome de Diogène, publié en 2025 par les dispositifs d’appui à la coordination du Finistère avec le soutien de l’ARS Bretagne, donne une recommandation claire : organiser le nettoyage et le désencombrement progressivement, avec la personne, et éviter les désencombrements trop radicaux. Le même guide rappelle que les mesures imposées à la personne sont souvent contre-productives.
Concrètement, quand la personne vit encore dans le logement, nous travaillons avec son accord ou celui de son représentant légal, et nous pouvons découper l’intervention en plusieurs passages. Le tri se fait selon ce qui a été convenu à l’avance : ce qui part, ce qui reste, ce qui doit être montré à la personne.
Le nettoyage ne règle pas la cause. Parmi les interlocuteurs cités par le guide : le médecin traitant et le CCAS de la commune, qui peuvent eux-mêmes solliciter un dispositif d’appui à la coordination comme Appui Santé Nord Finistère. Sur les 8 communes de Brest métropole, la métropole assure le repérage et la coordination des situations de mal-logement complexes.
Ce qui déclenche une visite préalable, et ce qui relève d’autres professionnels
Nous ne donnons jamais de prix ferme sur ce type d’intervention sans avoir vu le logement. Certains éléments de votre description nous font venir en priorité, parce qu’ils changent le volume, la durée et le matériel prévus :
- des odeurs sensibles depuis le palier, la cage d’escalier ou la rue ;
- des sols que l’on ne voit plus, une accumulation à hauteur d’homme, une ou plusieurs pièces devenues inaccessibles ;
- des déchets alimentaires, un réfrigérateur ou un congélateur à l’arrêt, des sanitaires hors service, l’eau ou l’électricité coupées ;
- la présence d’animaux, ou les souillures qu’ils ont laissées ;
- des traces de nuisibles : déjections, nids, insectes visibles ;
- un décès découvert tardivement, ou un doute sur ce qui a imprégné le sol.
La visite sert aussi à repérer ce que nous ne ferons pas nous-mêmes. Nous préférons vous le dire à ce moment-là plutôt que de promettre ce que nous ne faisons pas :
- les nuisibles (punaises de lit, rongeurs, blattes) doivent être traités par une entreprise de désinsectisation ou de dératisation, et nous organisons notre passage selon ses consignes ;
- les matériaux du bâtiment ne sont pas retirés : dans un logement dont le permis de construire date d’avant le 1er juillet 1997, certains peuvent contenir de l’amiante et relèvent d’entreprises spécialisées ;
- un décès traumatique, un suicide ou une scène de crime ne relèvent pas de notre équipe : ces situations demandent une décontamination spécialisée, confiée à des entreprises dédiées, et se traitent de toute façon après visite. Nous vous disons honnêtement si la situation dépasse ce que nous pouvons prendre en charge, et vers qui vous tourner ;
- les médicaments se rapportent en pharmacie, qui les collecte, et mieux vaut garder les papiers importants jusqu’au règlement de la succession.
Comment le prix est calculé
Le prix se calcule à la surface, selon trois niveaux : 25 € TTC le m² pour un logement peu encombré, 45 € TTC le m² pour un logement encombré et 70 € TTC le m² pour un logement très encombré ou insalubre, avec un minimum de 900 € TTC. Par exemple, un T2 de 50 m² encombré est estimé autour de 2 250 € TTC avant la visite.
Pour situer le marché, un comparateur de prix affiche pour Brest des fourchettes de 620 à 3 150 € pour un nettoyage après décès et de 720 à 6 300 € pour un syndrome de Diogène. Ces écarts montrent surtout qu’aucun prix sérieux ne se donne sans voir le logement.
La visite sert à fixer le niveau réel, à vérifier l’accès (étage, ascenseur, place pour stationner) et à repérer ce qui doit être traité par quelqu’un d’autre. Nous vous annonçons en même temps la durée prévue : elle dépend surtout du volume à trier et à évacuer, de l’accès, et du temps que la famille souhaite prendre pour le tri. Le prix annoncé après la visite est celui que vous payez, et le devis est gratuit.
Mis à jour le 17 septembre 2026 par l’équipe Brest Pro Clean.
